Le secteur manufacturier n'est peut-être plus le moteur de croissance qu'il était. Sur quoi les gouvernements des pays à faible revenu devraient-ils miser à la place ?
Peut-on vraiment se passer de l'usine ?
Pendant une grande partie du XXe siècle, l'industrie manufacturière a occupé une place unique dans la réflexion sur le développement. Après tout, elle a été le moteur de la transformation de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, des États-Unis, du Japon, de la Corée du Sud et, plus récemment, de la Chine. Les usines ont permis de résoudre simultanément plusieurs problèmes de développement, en combinant une croissance rapide de la productivité et la capacité d'employer des millions de travailleurs peu qualifiés. À mesure que les populations quittaient les campagnes pour les usines, les salaires ont augmenté, les exportations se 1 développées et une classe moyenne croissante a commencé à émerger.
Mais le secteur manufacturier d'aujourd'hui est différent, et de nombreux économistes ne croient plus que ce modèle, qui a été le principal moteur de la réduction de la pauvreté, puisse être reproduit. Non pas que le secteur manufacturier soit devenu improductif, bien au contraire. Les usines sont simplement devenues plus automatisées et technologiquement sophistiquées. De ce fait, elles créent moins d'emplois qu'auparavant. La compétitivité sur les marchés mondiaux exige de plus en plus de compétences pointues, d'infrastructures fiables et de réseaux de fournisseurs denses – autant d'atouts qui font défaut à de nombreux pays à faible revenu et qu'ils peinent à mettre en place. Parallèlement, la Chine est devenue un concurrent d'une efficacité extraordinaire, précisément dans les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre qui constituaient autrefois le premier échelon de l'échelle de l'industrialisation des pays les plus pauvres.
Les données le confirment, révélant un décalage croissant entre la production et l'emploi dans le secteur manufacturier. Les pays peuvent certes attirer des usines modernes, s'intégrer aux chaînes de valeur mondiales et accroître leurs exportations, mais cela ne semble plus générer la croissance généralisée de l'emploi qui caractérisait les précédentes phases d'industrialisation.
Le graphique ci-dessous illustre ce fait. Il représente la part du secteur manufacturier dans la valeur ajoutée totale et l'emploi total en fonction du PIB par habitant de 1950 à 2010. Il le fait séparément pour deux groupes de pays, les pays ayant adopté cette approche précocement et ceux l'ayant adoptée plus tard, selon qu'ils soient passés ou non du statut de pays à revenu intermédiaire inférieur à celui de pays à revenu intermédiaire supérieur (seuil de revenu par habitant de 4 000 $). Chez les pays ayant adopté cette approche précocement, les parts du secteur manufacturier dans l'emploi et la valeur ajoutée étaient beaucoup plus proches que chez ceux l'ayant adoptée plus tard.
L’expérience du Mexique depuis son adhésion à l’ALENA illustre cette tension. Le pays est aujourd’hui une puissance manufacturière profondément intégrée aux chaînes d’approvisionnement nord-américaines. Pourtant, les gains de productivité générés au sein des entreprises tournées vers l’exportation se sont diffusés beaucoup moins au reste de l’économie que beaucoup ne l’espéraient. En Éthiopie – l’un des rares pays africains à avoir mené une stratégie de développement industriel ambitieuse – l’emploi dans le secteur manufacturier a progressé, mais de plus en plus au sein d’entreprises plus petites et moins productives, contrairement à la transformation industrielle à grande échelle qui a alimenté l’essor de l’Asie de 2 Est.
Ces expériences ont conduit de nombreux économistes, dont Dani Rodrik, autrefois l'un des plus fervents défenseurs du secteur manufacturier, à reconsidérer une idée qui paraissait aller de soi. Si les usines n'absorbent plus la main-d'œuvre à la même échelle qu'auparavant, peut-être ne devraient-elles plus occuper une place centrale dans les stratégies de développement des gouvernements. Au lieu de tenter de recréer le modèle d'hier, les gouvernements devraient s'attacher à accroître la productivité là où se trouvent et se trouveront la plupart des emplois : dans le commerce de détail, les transports, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment et autres services non marchands à forte intensité de main-d'œuvre.
L'enjeu principal est le suivant : des interventions ciblées dans le domaine des services non échangeables peuvent-elles réellement permettre aux pays à faible revenu de s'engager sur la voie d'un développement transformateur ? Ce secteur peut-il un jour absorber un grand nombre de travailleurs non qualifiés et leur offrir de meilleurs emplois à une échelle comparable à celle du secteur manufacturier d'antan ?
La course entre productivité et demande
Les tendances observées dans le secteur manufacturier ces dernières décennies nous obligent à nous interroger sur l'avenir . Supposons (et c'est un grand « si ») qu'un gouvernement parvienne à accroître la productivité du commerce de détail, de la restauration, des transports et d'autres secteurs de services à forte intensité de main-d'œuvre. Les entreprises adoptent de meilleures technologies, améliorent leur gestion et s'organisent plus efficacement. Les travailleurs deviennent plus productifs et perçoivent de meilleurs revenus. La question qui se pose alors est la suivante : ces secteurs continueront-ils à créer un grand nombre de nouveaux emplois ? Ou se contenteront-ils de fournir les mêmes services avec moins de personnel ?
La réponse tient à un calcul étonnamment simple. L'emploi dans un secteur donné est déterminé par l'équilibre entre deux forces : la productivité (la quantité produite par chaque travailleur) et la demande (la quantité que les consommateurs souhaitent acheter). Si la productivité augmente plus vite que la demande, les entreprises finissent par avoir besoin de moins de main-d'œuvre. Si la demande augmente plus vite que la productivité, l'emploi se développe.
Cette simple intuition permet de comprendre pourquoi les gains de productivité ne se traduisent pas toujours par la création d'emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Accroître la productivité augmente les revenus et le niveau de vie, mais ne crée pas automatiquement suffisamment d'emplois pour transformer la vie de millions de personnes. Pour cela, les gains de productivité doivent s'accompagner d'une forte augmentation de la demande.
D'où vient donc cette demande ?
Les usines ne se contentaient pas de fabriquer des biens : elles créaient des clients.
La raison souvent négligée pour laquelle l'industrie manufacturière a agi comme moteur de croissance, au-delà de l'histoire bien connue de l'augmentation de la productivité dans les usines, réside dans le fait qu'elle a favorisé une demande qui a permis au reste de l'économie de croître parallèlement.
L'histoire de l'industrialisation est celle de travailleurs ordinaires percevant un salaire régulier. Des millions de personnes ont quitté les emplois agricoles peu productifs pour les usines, devenant ainsi des consommateurs : elles achetaient chaussures, vêtements, voitures et meubles, louaient des logements, prenaient les transports en commun, mangeaient au restaurant, faisaient réparer leurs vélos, consultaient des médecins et scolarisaient leurs enfants. Les gains de productivité réalisés dans les usines se sont diffusés à travers les revenus qu'elles généraient. Chaque emploi productif en usine créait une demande pour de nombreuses autres activités, tant dans le secteur manufacturier lui-même que dans les services locaux. Les ouvriers étaient les clients d'autres entreprises et d'autres ouvriers, permettant ainsi aux commerçants, aux sociétés de transport, aux restaurants, aux services de réparation et à d'innombrables autres entreprises de se développer.
Ce succès reposait sur la combinaison de plusieurs facteurs clés : l’accès à de vastes marchés grâce au commerce, une croissance rapide de la productivité, des emplois stables et rémunérés pour des travailleurs peu qualifiés et une hausse généralisée de la demande. Ces éléments se renforçaient mutuellement. L’augmentation de la productivité favorisait la hausse des salaires. La hausse des salaires stimulait la demande intérieure. Cette demande accrue créait des opportunités pour de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois dans l’ensemble de l’économie.
Les services peuvent-ils créer des clients ?
Aussi surprenant que 3 puisse paraître, la réponse est peut-être oui. Des recherches récentes ont démontré que les gains de productivité dans les services aux consommateurs peuvent engendrer une croissance auto-entretenue. À mesure que les travailleurs quittent des activités plus traditionnelles et moins productives pour intégrer les entreprises de services modernes, leurs revenus augmentent et leurs dépenses se multiplient dans d'autres services modernes. Les restaurants attirent davantage de clients en améliorant la qualité de leurs prestations, les détaillants baissent leurs prix et élargissent leur marché en gagnant en efficacité. Par ailleurs, la hausse des revenus incite les ménages à s'offrir des services auparavant inabordables. Grâce à ce cercle vertueux, où les gains de productivité génèrent une nouvelle demande qui, à son tour, soutient la croissance de la productivité et l'emploi, les services peuvent jouer le rôle traditionnellement dévolu à l'industrie manufacturière.
Si ces cercles vertueux sont suffisamment robustes, les services à forte intensité de main-d'œuvre pourraient devenir un véritable moteur de développement. Mais pour les gouvernements, cela soulève la question de savoir s'ils peuvent, et comment, mettre en œuvre ces mécanismes de manière fiable.
Les gouvernements ne peuvent pas se contenter de légiférer pour accroître la productivité des services. Ils doivent opter pour des politiques concrètes, qu'il s'agisse de formation à l'entrepreneuriat, de subventions au crédit, de conseil en gestion ou de soutien aux nouvelles plateformes et technologies. Au cours des vingt dernières années, les économistes du développement ont évalué bon nombre de ces interventions. Certaines ont permis d'obtenir des améliorations significatives pour certaines entreprises ou certains entrepreneurs, tandis que d'autres ont aidé les entreprises modernes à se développer ou à adopter de meilleures pratiques de gestion.
Pourtant, le tableau d'ensemble est plus préoccupant. Les formations, par exemple, n'ont produit que des effets moyens modestes.⁴ Les entrepreneurs qui en bénéficient 4 plus sont souvent ceux qui étaient déjà relativement compétents. Les programmes de microfinance n'augmentent également les profits que des entreprises déjà les plus rentables, tout en encourageant la création de nouvelles entreprises moins rentables.⁵ De manière générale, les gains de productivité des microentreprises 5 services ou de vente au détail se sont rarement traduits par une création d'emplois substantielle. Nombre d'entre elles ne sont pas dues à un talent entrepreneurial inexploité de leurs propriétaires 6 mais plutôt à un manque de meilleures perspectives d'emploi.⁶ Aider certaines de ces entreprises à devenir plus productives ne revient pas à créer un nouveau moteur d'emplois de masse.
Cette distinction est essentielle. Historiquement, la contribution du secteur manufacturier a été d'accroître, par l'augmentation de la productivité des entreprises, celle des travailleurs ordinaires à grande échelle. Elle a intégré des millions de personnes peu instruites dans des organisations où la technologie, la spécialisation et les économies d'échelle ont considérablement accru leur productivité. C'est sur ce fondement que s'est construit l'effet multiplicateur. Il y a lieu de croire que, malgré leur existence, les services non échangeables ne peuvent générer de cercles vertueux suffisamment vastes, étendus et prévisibles pour servir de pilier à une stratégie nationale de développement.
L'intelligence artificielle pourrait-elle changer la donne ? Il ne fait guère de doute que l'IA a le potentiel d' accroître la productivité des travailleurs du secteur des services. Pensons aux professionnels de la santé ou des soins aux personnes âgées capables d'effectuer des diagnostics de base. Cependant, comme pour toute technologie, l'augmentation de la demande de main-d'œuvre dépendra de la diffusion des gains et de leur capacité à générer une demande supplémentaire. Dans le cas des robots et de la production industrielle, par exemple, il est démontré que leur adoption réoriente la main- 7 des tâches directement remplacées vers des tâches complémentaires, avec des effets globaux sur l'emploi limités. L'impact de l'IA dépendra également des compétences qu'elle complète et de celles qu'elle remplace. Se pose ensuite la question cruciale de la propriété . Une part importante du surplus ainsi généré profitera probablement aux propriétaires des modèles, de l'infrastructure informatique, des données et des capitaux complémentaires situés hors des pays à faible revenu. Si ces gains ne se traduisent pas par une hausse des revenus locaux, un autre canal potentiel de création de demande et d'emplois s'en trouve affaibli.
Sur quoi les gouvernements devraient-ils miser à la place ?
Imaginez que vous êtes ministre des Finances d'un pays à faible revenu. Après des mois de négociations, vous avez enfin convaincu le Parlement de financer un ambitieux programme de développement économique. Le budget qui vous a été alloué est conséquent. Ce soutien politique à votre projet pourrait ne plus se reproduire. Vous n'avez qu'une seule chance de miser gros sur l'avenir de votre pays.
Où mets-tu l'argent ?
Si l'on s'en tient aux réussites du siècle dernier, on pourrait opter pour un parc industriel, une zone franche d'exportation, ou encore des incitations généreuses pour attirer les fabricants étrangers.
Mais si l'industrie manufacturière traditionnelle ne constitue plus le principal moteur du développement, et si les services à forte intensité de main-d'œuvre ont peu de chances de le devenir, les gouvernements doivent repenser leur politique industrielle. Au lieu de se demander quels secteurs emploient le plus de travailleurs aujourd'hui, ils devraient se poser une autre question : quels secteurs créent des opportunités pour tous ? Les secteurs les plus importants ne créent peut-être pas d'emplois directement en leur sein, mais peuvent déclencher une réaction en chaîne d'investissement, de production et de consommation bien au-delà de leurs frontières.
L'agriculture à haute valeur ajoutée en est un exemple. Les exportations modernes de myrtilles haut de gamme ou d'autres produits agricoles de base diffèrent considérablement de l'agriculture traditionnelle. Elles nécessitent une logistique sophistiquée, une certification de qualité, des chaînes du froid, des services financiers, du marketing et des réseaux d'approvisionnement de plus en plus complexes. Leur succès engendre 8 demande pour un large éventail d'activités qui dépassent le cadre de l'agriculture. Mes propres recherches sur l'Uruguay l'illustrent.⁸ Au cours des années 2010, la demande croissante de la Chine a transformé les exportations de viande bovine du pays. Ce boom des exportations a également généré des gains substantiels pour les fournisseurs nationaux, notamment dans le secteur des services. Les exportateurs en expansion ont eu de plus en plus besoin de logistique, de transport, de financement, de services professionnels, de maintenance et d'innombrables autres intrants, ce qui a accru la demande pour les acteurs hors du secteur de la viande bovine. De fait, les entreprises qui n'exportaient jamais elles-mêmes ont souvent été les principales bénéficiaires.
La même logique s'applique à la production industrielle de pointe. La production pharmaceutique moderne, par exemple, n'emploiera peut-être jamais directement des millions de travailleurs. Mais elle peut stimuler un écosystème de recherche, d'ingénierie, de logistique et de fournisseurs spécialisés, ainsi qu'une multitude d'autres activités complémentaires.
La valeur de ces secteurs réside dans les opportunités qu'ils génèrent pour le reste de l'économie – et différents secteurs peuvent remplir cette même fonction. En injectant du pouvoir d'achat dans l'économie nationale, ils créent une demande qui dépasse le cadre des entreprises directement impliquées, rendant ainsi viables de nouvelles formes d'activité dans divers secteurs.
Comment penser la politique industrielle
Vu sous cet angle, les questions essentielles que les ministres devraient se poser en matière de politique industrielle sont les suivantes : Si ce secteur réussit, qui en profitera le plus ? Qui le fournit ? Qui dépensera davantage grâce à lui ? Qui sera embauché ensuite ?
Ces changements déplacent l'attention des secteurs vers les retombées — de l'emploi direct aux opportunités indirectes — car l'importance d'un secteur réside non seulement dans les emplois qu'il crée à l'intérieur de ses frontières, mais aussi dans la réaction en chaîne qu'il déclenche dans le reste de l'économie.
Historiquement, l'industrie manufacturière a combiné croissance de la productivité, accès aux marchés mondiaux, hausse des salaires et solides liens avec le marché intérieur d'une manière inégalée. Cette combinaison de facteurs en a fait un puissant moteur de développement. Mais ce ne sont jamais les usines elles-mêmes qui ont été considérées comme sacrées ; leur importance résidait dans les fonctions qu'elles remplissaient pour l'économie dans son ensemble.
Ces fonctions restent importantes. La question est de savoir si d'autres secteurs peuvent les remplir tout aussi bien et si les politiques de développement peuvent identifier et soutenir efficacement ces secteurs à fort potentiel.
Se demander si les pays en développement peuvent « se passer de l'usine » est donc un mauvais point de départ. Le monde a changé. L'industrie manufacturière à forte intensité de main-d'œuvre n'est plus le moteur fiable qu'elle était, et les gouvernements ne devraient pas miser sur un modèle obsolète pendant les vingt prochaines années. Mais le développement n'a peut-être jamais consisté à choisir entre l'industrie, les services ou l'agriculture. Il s'agit plutôt d'identifier les activités spécifiques capables de déclencher un effet domino, en augmentant la productivité, en générant des revenus et en créant des consommateurs, ouvrant ainsi des perspectives pour le reste de l'économie.
Le défi, aujourd'hui, pour chaque pays, est de trouver ce qui peut faire ce que les usines faisaient autrefois.
Francesco Amodio est économiste du développement et du travail, et professeur d'économie et de développement international à l'Université McGill. Ses recherches portent sur le secteur privé dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et plus particulièrement sur les entreprises, la productivité, le commerce, la politique industrielle et les marchés du travail, ainsi que sur la manière dont le développement industriel peut générer de la croissance économique et réduire la pauvreté. Il est cofondateur et codirecteur du MONT² Econ Lab, une initiative conjointe de l'Université McGill et de l'Université de Montevideo, et est affilié à BREAD, au CEPR, à l'IGC, à l'IZA et à la Fondation ROCKWOOL de Berlin.
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- Francesco Amodio et al., « Développement industriel », VoxDevLit 22, no. 1 (2026). ↩︎
- Xinshen Diao, Mia Ellis, Margaret McMillan et Dani Rodrik, « L’énigme de la fabrication en Afrique : preuves tirées des entreprises tanzaniennes et éthiopiennes », The World Bank Economic Review 39, n° 2 (2025) : 308-40 ; Francesco Amodio, Elia Benveniste, Hoang Pham et Marco Sanfilippo, « Politique industrielle et fabrication locale », document non publié (2026). ↩︎
- Matthew Schwartzman, « Des marchés de rue aux centres commerciaux : le multiplicateur de services moderne », document non publié (2026). ↩︎
- David McKenzie et al., « Former les entrepreneurs », VoxDevLit 1, n° 4 (2025). ↩︎
- Abhijit Banerjee, Esther Duflo, Rachel Glennerster et Cynthia Kinnan, « Le miracle de la microfinance ? Preuves issues d'une évaluation randomisée », American Economic Journal : Applied Economics 7, n° 1 (2015) : 22-53. ↩︎
- Kevin Donovan, Will Jianyu Lu et Todd Schoellman, «Dynamique et développement du marché du travail», Quarterly Journal of Economics 138, n° 4 (2023) : 2287-2325 ; Emily Breza et Supreet Kaur, «Marchés du travail dans les pays en développement», Annual Review of Economics 17 (2025) : 747-76. ↩︎
- Rodimiro Rodrigo, « Adoption des robots, capital organisationnel et paradoxe de la productivité », manuscrit non publié (2022) ; Gustavo de Souza et Haishi Li (2025), « Robots, outils et emplois : données issues des marchés du travail brésiliens », document de travail de la Réserve fédérale de Chicago (2025) : 2023-42. ↩︎
- Francesco Amodio, Giorgio Chiovelli et Serafín Frache, « DP20078 Renforcer le secteur des services : booms des exportations de matières premières et retombées des réseaux de production », Document de travail CEPR n° 20078 (CEPR Press, 2025). ↩︎